Présentation du village

  • Présentation du village
  • Equipe municipale
  • Géographie
  • Vaux la Douce

 

  • Présentation du village

    clocheton

Le village de Voisey qui appartenait à la Franche-Comté, fut, comme  ceux de Neuvelle, de Villars, de Melay et d’Enfonvelle, englobé, à la révolution, dans le département de la Haute-Marne.

Voisey fut même un chef-lieu de canton, mais, sous l’empire, redevint simple  commune.

En 1854, le village comptait 1850 habitants.
On peut signaler que dans les années 1854/55 et 1860/61, 31 familles soit  139 personnes quittèrent le village pour l’Algérie.

En effet, à partir de 1848, le  gouvernement français organisa la colonisation agricole de la Mitidja (arrière- pays d’Alger) et chercha à y attirer des agriculteurs.

Il s’agissait d’une « émigration  de la misère » à une époque où la population du village était nombreuse.

Mais ce n’était pas la 1ère fois que des Voiseyens quittaient leur village ; les Etats-Unis deviennent une terre d’immigration pour les Haut-Marnais dès 1830. D’après le registre des demandes de passeport, on a relevé, pour la période de 1830 à 1834, 52 demandes en provenance des seuls villages de Voisey et Melay.

 

 

vigne3
les vignes, elles courent dans la forêt, le vin ne sera plus tiré…… (Jean Ferrat)

 

La population vivait de la vigne mais la crise du phylloxéra entraîna la
disparition de nombreuses exploitations d’où l’exode rural et la diminution
progressive de la population (on note 1200 habitants en 1901).
Les exploitations agricoles se reconvertirent vers l’élevage bovin,
principalement laitier. Une coopérative laitière transformant le lait en emmenthal
fonctionna de 1886 à 1972 au cœur du village.

 

Voisey a fusionné en 1972 avec Vaux la Douce, petit village voisin. De
plus, depuis 1994, la commune adhère au district de Laferté sur
Amance, structure intercommunale à fiscalité propre, transformée
en 2001 en  » communauté de communes de Laferté sur Amance « .
En 2013, suite à la nécessité d’avoir des communautés plus grandes,
elle rejoint la communauté de communes de la région de Bourbonne
les bains. Aujourd’hui, le village fait partie de la communauté de communes de Chalindrey, Vannier-Amance et Bourbonne les bains depuis le 1.1.2017

Quelques chiffres montrent l’évolution de la population ces 35 dernières
années

1968 : 690 habitants  1975 : 590 habitants  1982 : 507 habitants

1990 : 439 habitants  1999 : 389 habitants  2004 : 385 habitants

2008 : 355 habitants  2011 : 332 habitants  2014 : 299 habitants

Nous pouvons observer que la chute la plus importante s’est
produite entre 1968 et 1975 (- 100 hab) (même tendance
observée au niveau cantonal)
Cette baisse est due à un solde naturel négatif (plus de
décès que de naissances) mais aussi à un solde migratoire
également négatif (plus de départs du village que d’arrivées).
La densité de population est de 9.5 habitants au Km2, ce qui est
faible (comparable à la densité de la Lozère)

Du haut des vignes, un panorama magnifique …….

paysage2

 

  • Equipe municipale

Suite aux élections de 2014, le conseil municipal se compose de :

Jany Garot, maire
Jacques Hivert, maire-délégué de Vaux la Douce
Nelly Elsan, 1ère adjointe
Nadine Theurez, 2ème adjoint
Jean-Claude Guyot, 3ème adjoint
Lionel Denizet, Christophe Farlet, Jean-Pierre Guébrunet, Marc Savary, Michel Martin, Hervé Mennetrier.

mail : mairie.voisey@wanadoo.fr

 

cradion2
le Cradion, sur le haut du village

 

 

  • Géographie

Le village se situe à l’Est de Langres (à 47 kilomètres) , à 65 kilomètres de Chaumont,
et 11 kilomètres de Bourbonne les Bains ainsi que de Laferté sur Amance, ancien
chef-lieu de canton. Le canton de Laferté sur Amance était un petit canton de 1418 habitants,  rassemblant 13 communes. Il a disparu suite à la réforme territoriale de 2014.
Depuis 2015, Voisey fait partie du canton de Bourbonne les bains avec 36 autres communes.
Ce canton, qui s’étend jusque Val de Meuse, comprend 9682 habitants.
A Voisey, la gare a disparu et seul un service de  » transport à la demande  » relie le village
à Bourbonne un jour par semaine, ce qui rompt l’isolement des personnes âgées.
D’autre part, il existe un service de ramassage scolaire pour emmener les enfants au
à l’école maternelle et primaire ou au collège Montmorency de Bourbonne les bains

Vue aérienne de Voisey vers 1960 (cliquez sur ce lien pour faire apparaître la carte interactive)

 

Voisey map
Centre du village

 

L’altitude de la commune est de 220 mètres.
Deux ruisseaux arrosent le village : le Maulerupt (le mauvais ruisseau) qui prend sa source au  Nord-Est, au bas de la colline sur laquelle est bâti Montcharvot, l’autre a son origine  au bas de Foirou ; tous deux se réunissent sur la place du village et prennent le nom de Grattery  (on nommait grattery un revers de montagne rocailleux et de sol calcaire), pour conduire leurs  eaux vers l’Amance, affluent de la Saône.

 

ruisseau
Le ruisseau, Place Lamartine

 

  • Vaux la Douce

vauxladouce2

 

Bâti à la source d’un affluent de l’Amance, au coeur d’une « douce vallée » aux contreforts boisés, Vaux la Douce évoque toujours l’atmosphère de recueillement qui attira très tôt les premiers moines dans ce site isolé.

Histoire :

A Vaux la Douce existait une abbaye d’hommes qui a donné naissance au village du même nom (du latin « dulcis vallis », douce vallée). La première fondation, par des chanoines réguliers, date du XIème siècle et devient, par suite d’abandon,la grange de Doucevaux, appartenant à l’abbaye de Clairefontaine (Haute-Saône).C’est la sixième fille de Morimond, fondée en 1132. Grâce à l’aide apportée par des seigneurs voisins, les moines cisterciens de Clairefontaine, firent une seconde fondation vers 1152 et Vaux la Douce fut érigée en abbaye en 1168.vaux la douce abbaye (2)

Le monastère fut fermé à la Révolution. Les inventaires réalisés vers 1790 laissent entrevoir la richesse passée de cet établissement ecclésisatique (nombreux tableaux de grande taille, orgues importants, stalles monumentales..)* .Il a complétement disparu depuis.

L’église de Vaux la Douce : C’est ancienne chapelle que Pierre de Champigneulles, abbé de Vaux la Douce de 1708 à 1737, avait fait construire en 1720 pour l’usage des laïcs employés au monastère ou dans les exploitations agricoles voisines. La Révolution de 1789 la convertit en école communale, et elle ne fut rendue au culte qu’en 1967 après avoir été remaniée. Elle est dédiée à Saint Barthélémy. Une statue du saint orne d’ailleurs la façade de l’église. Une très belle croix « Renaissance » s’élève en contrebas de l’église.

Légende : C’est à Vaux la Douce que Saint Gengoulph, vénéré à Varennes sur Amance, patron des maris trompés, aurait été assassiné par l’amant de sa femme et qu’il aurait été inhumé dans un premier temps.

Vaux la Douce, aujourd’hui : La population actuelle est de 25 habitants ; plusieurs maisons sont des résidences secondaires. Un gîte rural accueille les touristes de passage. Le village est rattaché à Voisey.

Document : extrait du livre « les paysans de la Haute-Marne et la Révolution française » de J.J.Clère »

En 1789, comme dans beaucoup d’autres régions, les paysans de nos villagesse révoltèrent : »..Dans les soulèvements paysans de l’été 1789, on note Voisey, Vaux la Douce,Velles, Laferté, Anrosey, Pisseloup….Les communautés de Voisey…s’ébranlent, syndics en tête…Arrivés aux portes de l’abbaye de Vaux la Douce, les paysans de Voisey disent à l’abbé « qu’ils avaient des ordres » (B630 Langres)

Les habitants de Voisey demandent à l’abbé de Vaux la Douce « s’il était du Tiers-Etat » « les violences restent verbales » : les révoltés de Voisey frappent à grands coups de bâtons à la porte de Monsieur le Prieur qui était couché en lui disant « es-tu mort, vieux B.. ?. »

« Le 24 juillet survient devant l’abbaye de Vaux la Douce « une troupe d’environ 110 particuliers séditieux, tous habitants de Voisey, village de Franche-Comté, à une lieue de distance de ladite abbaye, tous armés de gros bâtons, et la plupart d’entre eux ayant des serpes et des haches attachées à la ceinture. Tous les révoltés dirent à l’abbé « qu’ils ne voulaient plus de pigeons, qu’ils avaient l’intention de les détruire ». L’abbé leur remit la clé du colombier en leur conseillant de revenir prendre les oiseaux après la tombée de la nuit. Il leur offrit même du vin. Mais les paysans insurgés ne se contentèrent pas de ces propositions, « ils burent et mangèrent à discrétion, et se rendirent les maîtres de l’abbaye en entier en disant que si quelqu’un s’opposait à leur dessein, ils y mettraient le feu. Ils maltraitèrent trois ouvriers de l’abbaye, et frappèrent à grands coups de bâtons à la porte de Monsieur le Prieur B…En partant, après être resté 12 heures dans l’abbaye, ils exigèrent qu’on leur promit que le lendemain, on démolirait le colombier et détruirait tous les pigeons qui leur avaient échappé, faute de quoi, ils y viendraient eux-mêmes, de leur propre autorité, détruire les pigeons et le colombier » (B630 Langres-maréchaussée)